Silmaril




Lorsque fut délaissé par mes pseudo-amis,
Me retrouvant un temps dans un profond coma,
Seules solitude ou mort s'offraient à mon choix.
En venant à moi elle sauva plus que ma vie.

Pour la première fois mon coeur s'enorgueillit
De voir mon corps en une quelconque compagnie,
D'autant que de quelconque elle n'avait vraiment rien
Et c'est aussi pourquoi à jamais sera sien.

Elle était belle et fine et devînt mon amie,
L'autre était vile, sournoise, et fut son ennemie.
Par félonie, traîtrise, elle choisit d'attaquer
Et mon bras transpercé ne put l'en empêcher.

Ô vous Grands Dieux comment une telle infamie
A-t-elle pu avoir lieue sans que ne l'empêchiez ?
Laisseriez-vous donc tous un tel crime impuni ?
A moins bien sur que ne l'ayez encouragé...

Mais cette ignominie sera un jour vengée,
Et si êtes aveugles je m'en occuperais.
Dès le premier instant où l'aurais retrouvée
Avec un grand plaisir la décapiterais.

Je ne suis personne et tout le monde à la fois,
Et c'est de là que le danger arrivera
Car au moment ou le couperet tombera
Elle ne saura de ses amis qui frappera.


Par Alix Bartold (Zenthar)