Mort d'un Héros





C'est une nuit de Plein Lune, une nuit de crachin,
Au Cormyr hivernal, qu'éclate cet incident,
Qui ne revêt, avouons-le sincèrement,
Que bien peu d'importance, sauf pour le Paladin.

C'est une nuit de Pleine Lune, propice aux noirs complots,
Lorsque va faire sa cour notre malheureux héros.
Par cette nuit il s'égare en Suzail étrangère,
Et pour finir arrive au port, en bord de mer.

Il retrouve un terrain que pour le moins connaît,
Pour y avoir bon nombre d'ennemis défait
Avec son frère d'armes Sargon le Vaillant
Fils de Barovia, des bretteurs l'un des plus grands.

Par cette nuit de Pleine Lune crient les engoulevents,
Il est alors victime d'un enlèvement
Alors qu'il allait courtiser sa bien aimée,
Emmanuelle, jeune pupille de la cité.

Contre lui cent spadassins, comme Sigognac,
Malheureusement lui n'est pas de Bergerac.
Il en tue un, deux, puis quatre, il en tue dix,
Mais est soudain touché par les quatre-vingt dix.
Il est blessé, comme il se meurt, s'écoule sa vie,
Mais lui ne pense toujours qu'à sa douce mie.

C'est une nuit de Pleine Lune, alliée des assassins,
Et Sargon, exténué, se délasse d'un bain,
Le brave ne peut rien pour sauver son ami
Dont le corps meurtri tombe au fleuve sans un cri.

Nul ne sait ce qu'advint de la belle Emmanuelle,
Elle disparut, et jamais nul ne la revit.
Il en fut ainsi jusqu'au terme de sa vie,
Où Gawyn prit sa main, la conduisant au Ciel.

Par C'mell la Féline (Zenthar)