
| Jeu : AD&D | Monde : Faucon-Gris (Greyhawk) | Localisation : Cité de Faucon-Gris |
| Profession : Prêtre de Saint Cuthbert | Niveau : 1 | Alignement : Loyal Bon |
| Force : 16 | Intelligence : 13 | Sagesse : 17 |
| Dextérité : 14 | Constitution : 15 | Charisme : 14 |
| Compétences Générales | ||
| Religion : 17 | Oratoire : 14 | Augures : 15 |
| Conn des Morts-Vivants : 13 | Equitation : 17 | Héraldique : 13 |
| Compétences Martiales | ||
| Gourdin | Masse d'Armes | Fronde |
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Conrad Silverfox est fils du cinquième Seigneur Silverfox de Faucon-Gris, son troisième enfant et son second et dernier fils. Le premier Seigneur Silverfox obtint l'honneur de son titre en découvrant et en établissant une nouvelle route de commerce menant à la Cité, et ce des mains mêmes du Seigneur Maire Zagig Yragerne en l'Année Commune 390. Conrad fut élevé, ainsi que tous ceux qui portent le nom de Silverfox, dans le respect des préceptes des bonnes gens et du Bien théorique et moraliste, mais aussi dans l'acceptation de la réalité des différences de naissance. Si bien sûr il puisse advenir qu'un homme du peuple accomplisse de grandes choses au cours de sa vie, il n'en est pas moins vrai pour les Silverfox que ce sont parmi les personnes de haute lignée que l'on retrouve le plus grand nombre de personnes de valeur, ceux qui changent véritablement le monde et agissent pour le bien de tous. Mais l'on n'en reste pas moins pragmatique chez les Silverfox, et une tradition maintenue depuis le premier Seigneur Silverfox veut que les héritiers de la Famille, afin de ne pas vivre dans un monde à part, coupé des réalités du peuple et dans l'oisiveté, soient amenés à vivre quelques temps hors du cocon familial, sans recevoir le soutien ni l'aide du Seigneur de la Maisonnée. Ainsi les jeunes gens se doivent de parvenir à vivre de leurs propres ailes, et à voyager à travers la Flannaesse, avant de finalement revenir au nid pour assumer pleinement leur rôle et leurs devoirs. Ainsi Conrad vécu une enfance des plus heureuses parmi la crème de la Cité, sans jamais connaître nul besoin qui n'aurait put être pourvu. Jusqu'à l'âge de six ans sa vie fut emplie de jeux et de joies, de festivités et de la tendresse d'une mère aimante et attentionnée. C'est au cours de ces années de bonheur et de félicité qu'il développa sa connaissance du plus fidèle de ses amis. Lui-même fils d'un Seigneur Aerdien en exil, Filfaer Yasunder était déjà un enfant vif et curieux, et bien que réservé au premier abord, d'un naturel enjoué et amical. Ils se rencontrèrent en fait dès leur naissance, puisqu'ils apparurent en ce monde au cours de la même nuit et auprès de la même sage-femme. Ce petit lien entre leurs mères doublé de leur appartenance au même milieu poussa les deux femmes à accroître leurs relations (bien que les Silverfox soient d'une aristocratie "douteuse" car d'origine mercantile alors que les Yasunder sont des Princes de Sang du plus vieux royaume existant, les deux familles y voyaient également un avantage : obtenir une certaine légitimation de leur titre en dehors de la Cité pour les Silverfox, et obtenir de même une certaine légitimation de leur présence en cette ville pour les Yasunder). Quoi qu'il en soit, celui qui n'était tout d'abord qu'un compagnon de babillage devint au fil des années un compagnon de jeu, puis un ami d'enfance, pour être enfin le véritable ami (tout court) qu'il est aujourd'hui. Le premier tournant de la vie de Conrad fut lorsqu'un jour, du plus haut de ses six ans, Filfaer, poussé par son insatiable curiosité, parvint à le convaincre d'aller ensemble à la découverte de ce qui se trouvait de l'autre côté du Mur. En effet, depuis leur plus tendre enfance les deux compères vivaient quasi-exclusivement dans la Ville Haute, et connaissaient également les parcs s'étendant au nord de la ville par-delà la Citadelle pour y avoir souvent pique-niquer avec leurs mères, mais jamais ils n'avaient vu ce qui s'étendait au sud, de l'autre côté du Mur comme ils l'appelaient, pas plus qu'ils n'avaient supposé que ce qui s'y trouvait puisse être différent de ce qu'ils connaissaient. Aussi le choc fut rude pour eux lorsqu'un matin, profitant de la cohue et de l'inattention des gardes, ils se faufilèrent par la Porte Haute pour pénétrer dans Clerbourg et le Quartier des Etrangers. Ils passèrent leur journée à la découverte de cette Cité, bousculés et chahutés par l'innombrable foule y circulant. Cette journée fut finalement pour eux celle de toutes les émotions, dont la joie de la découverte de cette ville pleine de vie et d'agitation, l'envie ressentie en voyant ces hommes qui professe leur infini savoir à Clerbourg ou encore ceux qui parcourent les Sept Mers à bord de leurs fiers navires, la tristesse partagée avec ces enfants de leur âge obligés de travailler à longueur de journée pour espérer pouvoir manger le soir venu, la peur de ces hommes patibulaires et malsains qui les pourchassèrent dans le Quartier de la Rivière, le réconfort trouvé auprès d'une pauvre femme qui les accueilli et partagea sa maigre pitance avec eux comme s'ils eussent été ses propres enfants, l'espoir renaissant en se rendant compte que pour la plupart d'entre eux, ces enfants qui travaillent débordent de joie de vivre et de gaieté, ou encore la douleur de la correction qui leur fut infligée à leur retour, après toute une journée d'absence et d'inquiétude parentale. Conrad garda de cette équipée un souvenir à la fois formidable pour tous ses bons côtés, mais aussi amer lorsqu'il repensait régulièrement à la détresse des pauvres gens qu'il comprenait mieux en grandissant. Dans les semaines qui suivirent, en partie pour que ce genre de choses ne se reproduise pas et en partie parce qu'il avait atteint l'âge nécessaire, ses parents placèrent Conrad sous la tutelle d'un précepteur à demeure, Maître Issybha, qui resta en fonction auprès de son jeune disciple jusqu'à sa seizième année. Dès lors sa mère, bien que toujours présente pour le soutenir et le réconforter, s'éloigna quelque peu de lui, pour être remplacée par son père. Maître Issybha, au cours des années, canalisa et dirigea les enseignements de son père, tout en lui insufflant une partie de sa passion pour l'Histoire et les hommes en général, et non seulement ceux qui font l'Histoire et sur lesquels son père aurait voulu mettre l'accent. Mais en grandissant et en découvrant d'autres aspects du monde et de sa ville, Conrad transforma et assimila les informations qui lui étaient transmises, en analysant fort justement les faits tels qu'ils lui apparaissaient. Ainsi il en conclut au sortir de son adolescence qu'être "bon" est certes nécessaire, mais ne suffit pas à assurer le "bonheur" de tous; que la générosité est une vertu, mais n'est pas comme de partager réellement ses ressources avec les nécessiteux; qu'offrir un entrepôt pour que les sans abri aient un toit lors des périodes de mauvais temps est un acte d'humanisme, mais qu'il serait plus humain encore de partager avec eux en permanence son manoir dont une vingtaine de pièces ne sont pas utilisées... Mais surtout il comprit que ce n'est pas en tentant d'oublier les malheurs des pauvres gens que ces malheurs disparaîtront, et il s'imagina que c'était ainsi que vivaient ses semblables, et par-dessus tout ses propres parents. Aussi dans son incompréhension il leur en voulu pour ce qu'il croyait être. Car rien ne vaut pour lui l'intervention, qu'elle soit directe ou non, pour aider son prochain, que cette aide prenne une forme financière, matérielle, humanitaire ou même militaire. Au cours de ces premières années, son ami Filfaer partagea aussi avec lui sa passion pour la Chevalerie, principalement celle de son pays natal, et de l'héraldique permettant de reconnaître les Chevaliers au premier coup d'oeil. Car le Seigneur Yasunder se plaisait à conter à son enfant les hauts faits de la Chevalerie Aerdienne de la grande époque comme il le dit souvent, c'est-à-dire avant l'accession au pouvoir de la Maison de Naelax, et Filfaer en retour faisait profiter Conrad de ces mêmes histoires enchanteresses et héroïques. L'enseignement de Maître Issybah était principalement axé sur les sciences dites "humaines", à savoir bien sûr l'Histoire, et donc la Politique, mais aussi sur les rapports entre les êtres humains, le Commerce et ce qui lui est indispensable : les divers langages parlés en Flannaesse, sans parler bien évidemment de la Comptabilité, d'une bonne connaissance des différents peuples et de leurs caractéristiques générales ainsi que de leurs origines. Tout ce qu'il faut en fait pour avoir une bonne base de départ dans le domaine mercantile. Sa rencontre avec une jeune adepte du Très Saint détermina aussi sa vocation, car alors qu'âgé d'une douzaine d'années il savait déjà parfaitement ce qu'il voulait faire, il ne connaissait pas encore la façon de le faire. Il la connaissait en fait depuis fort longtemps pour l'avoir à de nombreuses reprises "martyrisée" avec son ami Filfaer durant leur enfance, mais ne l'avait pas revu depuis plus de trois années. En effet, Cyrielle Yasunder, de deux ans plus âgée que Filfaer, avait quitté le cocon familial beaucoup plus jeune qu'à l'accoutumée pour entrer en sacerdoce auprès du Temple de Saint Cuthbert, voie qui paru pour le moins étonnante à son père, mais il se résolu néanmoins à accepter le choix de son unique fille. Et en la revoyant ce jour-là, au cours de l'une des soirées de charité organisée par ses parents, Conrad tomba immédiatement éperdument amoureux d'elle. Il ne fut pas trop difficile pour Conrad de se faire présenter la demoiselle par Filfaer, qui se garda bien de lui dire de prime abord qu'elle était sa soeur, trop heureux qu'il était de pouvoir jouer un petit tour à son compère. Durant quelques mois, les gens qui croisaient cet étrange petit couple ne savaient trop que dire ni qu'en penser. En effet, si l'affection que Conrad portait à la jeune fille était des plus visibles, chacun voyait qu'elle n'était nullement partagée, chacun Conrad mis à part. Car Cyrielle, si elle n'éprouvait rien pour lui, sut rapidement reconnaître sa ferveur, pourtant des plus rares chez cette aristocratie, et l'amener sur la Voie. Quand à Conrad, qui ne voyait tout d'abord qu'elle, il sut de son côté voir la Grandeur du Très Saint à travers son enseignement, et bien qu'il aima toujours la jeune prêtresse, et même plus qu'auparavant, il en vint aussi à connaître et à aimer le Très Saint et ce qu'il représente. A vrai dire son amour pour eux était très similaire, en ce que plus il les découvrait et apprenait à les connaître, et plus cet amour croissait. Son premier véritable drame frappa Conrad de plein fouet au cours de sa quinzième année, lorsque Filfaer, qui se destinait déjà sérieusement à son idéal chevaleresque, fut atteint d'une très grave maladie apparemment inconnue, et surtout incurable. Apothicaires, rebouteux et même Guérisseurs se penchèrent sur son cas, mais aucun ne put rien pour lui, sinon soulager quelque peu ses douleurs. Mais la maladie persistait, et jeune homme aux capacités physiques impressionnantes vit son corps décliner en quelques mois au point de ne plus même pouvoir sortir seul de son lit. Conrad passait chacune de ses soirées au chevet de son ami avec Cyrielle, tentant autant que faire ce peut de lui faire conserver une lueur d'espoir. Cette épreuve aurait pu anéantir les deux garçons, et plus particulièrement Filfaer, mais elle ne fit en fait que les souder plus encore entre eux, et avec Cyrielle que son jeune frère apprenait seulement à connaître vraiment. Durant les trois années que dura la maladie de Filfaer, ils formèrent un trio inséparable, et Cyrielle, même si elle se l'interdisait, commença à éprouver pour Conrad un sentiment semblable à la flamme qui faisait vibrer le jeune homme. Cet accord tacite entre eux deux, qui s'interdisaient d'éprouver quoi que ce soit l'un pour l'autre eut égard à la maladie de Filfaer, fut finalement levé par leur complice lui-même, qui avait fini par comprendre la nature exacte de leurs relations. Au cours d'un moment d'intense émotion pour chacun des trois, Filfaer força sa soeur et son frère de sang à prêter serment, les deux jeunes gens devant jurer sur tout ce qui leur était cher et commun que sa maladie et son état ne serait jamais un obstacle entre eux, et que puisqu'ils ressentaient un amour si fort l'un pour l'autre, qu'ils profitent de chacun des instants qu'ils passeraient ensemble sans plus s'encombrer de fausses pensées de moralité. Dès lors les habitudes des deux amoureux ne changèrent pas d'un pouce, et ils arguèrent à Filfaer que de part leur serment, ils passeraient ensemble leur temps à ce qui leur était le plus cher : lui. Ils étaient prêts à donner leur vie pour lui, et à le chérir et l'aider jusqu'à leur dernier souffle de vie, mais dans les mois qui suivirent l'état de Filfaer s'améliora, et il sembla très rapidement que par miracle ses jours n'étaient plus en danger, et que, ses forces revenant petit à petit, il serait à même de mener une vie presque normale, même si ses rêves de chevalerie étaient envolés. La santé de leur frère et ami s'améliorant, Cyrielle et Conrad purent finalement respecter l'esprit de leur serment, et non plus seulement la lettre, et ils consacrèrent un peu plus de temps à passer ensemble. Puis Conrad poussa ses propres réflexions sur l'enseignement du Très Saint que lui avait procuré Cyrielle plus avant, et jugea que, si merveilleux que soit ce qu'accomplissait le Clergé, il manquait encore quelque chose qu'il ne parvenait pas à déterminer. Et ce quelque chose il le découvrit presque par hasard, lorsqu'un jour où il se promenait avec Filfaer, les jeunes hommes entendirent parler d'une délégation des Chevaliers du Saint Bouclier, et que se précipitant ils purent les voir sur le Processionnel. Il furent bien sûr aux anges de pouvoir enfin contempler les fameux chevaliers, ces idéaux de justice et de droiture, d'honneur et de dévouement, et leur vision ne déçut nullement les rêves qu'ils nourrissaient depuis longtemps à leur égard. Mais alors même qu'ils les contemplaient, se réjouissant en leur fort intérieur de reconnaître chaque blason, et se souvenant de celui ou celle qui le portait ainsi que des hauts faits de sa Maisonnée, un éclair de lucidité traversa enfin Conrad, et il comprit que sa voie était de suivre leurs pas afin de devenir un Preux au service du Très Saint. Car qui mieux que ces idéaux pouvait à la fois servir et protéger les faibles, allant même jusqu'à donner leur vie pour eux, tout en restant suffisamment loin du pouvoir politique pour ne pas être corrompu par lui. Dès lors, sa décision étant irrévocablement prise, il fit les démarches nécessaires pour commencer son noviciat, avec et grâce au soutien de l'élue de son coeur. Puis il se prépara à livrer son plus grand combat : parvenir à faire accepter cela à sa famille. Car encore trop jeune, il ne comprenait pas que l'abstraction et l'abnégation sont des vertus inaccessibles au commun des mortels, et jugeait la charité et la générosité de ses parents comme des tentatives pour se donner bonne conscience, puisque se limitant à ce qu'ils voulaient bien donner, et non pas à ce qu'ils pouvaient donner (à savoir tout). Mais à son plus grand étonnement, il ne lui opposèrent aucun refus, aucune parole décourageante. Son père se contenta de prendre bonne note de son choix, et lui signifia que selon la tradition familiale, désormais et jusqu'à ce que Conrad en décide autrement, il lui faudrait vivre sans plus compter sur aucun soutien de sa part, avant de lui souhaiter de réussir comme il l'entendait dans la voie qu'il s'était choisi. Quand à sa mère, elle parut même heureuse et fière de son choix, et lui assura que dès qu'il en ressentirait le besoin, elle serait là pour le soutenir moralement et l'encourager. Grâce au soutien de son aimée et aux conseils de son ami, il parvint à entrer en noviciat, bien qu'un peu trop âgé. Il y passa quatre années d'études, d'apprentissage et d'entraînement. Il y parfit sa connaissance des préceptes du Très Saint (si tant est que cela ait été nécessaire) tout en apprenant le maniement de son arme de prédilection, qui à ses yeux représente et sert le mieux le Très Saint : le gourdin. Il garde de ces quatre années de merveilleux souvenirs, ainsi que nombre de connaissances et quelques amis très proches, dont le moindre n'est certes pas Talasek Thraydin, qui réussit son noviciat afin de devenir Preux, comme son père et son grand-père. Mais ce n'a pas été le cas de Conrad, qui se rendit compte, et on l'y aida un peu, que bien qu'ayant une volonté et une détermination farouches, il n'avait pas les capacités requises pour devenir un membre de cette élite de l'élite. Sa déception aurait pu être sans bornes, voire même fatale à sa conviction, sans l'appui de son aimée, qui le réconforta, le soutint et le relança même, en lui faisant prendre conscience que l'on pouvait servir le Très Saint sans entrer dans le cercle restreint des Preux, comme elle le faisait elle-même depuis quatre ans. Conrad entra alors au service de l'Eglise du Très Saint, sous la recommandation de sa bien-aimée. Il y fit son sacerdoce et y passa quatre nouvelles années dans l'étude et l'amour du Très Saint, mais aussi de sa moitié. Au sortir de ces années d'études, il reçut sa confirmation et commença sa prêtrise, qu'il avait choisit pour le mener à l'Ordre des Chapeaux. Et c'est à partir de là que ses certitudes et son inflexibilité commencèrent à lui causer quelques troubles. En effet il commença à remettre en question les habitudes de la Cité, et principalement les inacceptables différences entre la richesse démesurée des habitants de la Ville Haute et la pauvreté absolue régnant dans la Vieille Ville. Cela prit d'alors la forme de discussions de plus en plus enflammées avec sa compagne, son frère, ou quelques uns de ses collègues ou amis. Puis il passa à l'action dans un premier temps en organisant des prêches et des questes non plus seulement au cours des offices du temple, mais directement aux demeures des nantis de la Ville Haute et de Clerbourg, où il recevait régulièrement audience des habitants, et l'obole pour les projets qu'il venait défendre, mais n'en finit pas moins par "agacer" quelque peu par la fréquence de plus en plus soutenue de ces réclamations. Alors il procéda différemment. Plutôt que de demander aux riches citoyens de donner chacun un peu, il choisit de s'adresser directement au sommet, à celui seul qui pourrait financer complètement chacun de ses projets sans y perdre. Il parvint donc à obtenir une première audience auprès du Seigneur-Maire Nérof Gasgal, et lui demanda, puis lui intima presque, de subvenir aux besoins financiers des pauvres gens, sachant que la Cité n'y serait nullement perdante puisqu'étant à même de récupérer ces sommes sur l'ensemble des habitants de la Ville Haute. Dans le même temps il commença à critiquer ce qu'il voyait du fonctionnement du Temple lui-même, et propagea l'idée que les richesses accumulées en son sein devrait être vendues ou fondues afin de pouvoir financer l'aide aux pauvres et aux démunis. Il parvint même à obtenir de certains comptables de la Cité des informations concernant la balance monétaire de celle-ci, et une estimation des sommes entrant dans les coffres et de celles, bien moindres, en sortant. Il fit de même une estimation de la richesse du Temple comparée à ses besoins. Muni de ces précieux renseignements, il obtint dans la même après-midi une énième audience auprès des Oligarches Dirigeants et une autre auprès de la Haute Prêtresse du Temple, Eritaï Kaan Ipzirel. Devant les Conseil des Oligarches, il présenta ses informations concernant les finances de la Cité et les somma presque de lui donner les moyens humains, matériels et financiers de subvenir aux besoins des plus pauvres, ceci étant dans la mesure des capacités de la Cité. Bien évidemment cela provoqua la stupeur parmi les Oligarches tout d'abord de voir un jeune prêtre à peine confirmé se présenter ainsi devant eux et pour une telle demande, puis de le voir si bien informé des finances de la ville. Mais cela provoqua surtout l'une des quasi-légendaires colères glaciales du Seigneur-Maire, ce qui malgré son courage et sa détermination fit perdre ses moyens au jeune Conrad, et coupa court à l'entretien. De retour au Temple où il devait s'entretenir avec la Haute Prêtresse pour des demandes similaires, il fut accueilli par celle-ci avec quelque retard, car comme il le comprit vite elle avait reçu la visite du Seigneur-Maire afin qu'il l'entretienne des actes dérangeants de certaines de ses ouailles. Il n'eut à cette occasion pas la possibilité de formuler ses demandes à la Haute Prêtresse, tant sa colère et ses réprimandes l'accablèrent. A la suite de ces déboires, et dès le lendemain, sa Prêtrise dans l'Ordre des Chapeaux fut confirmée et il lui fut demandé, comme à chaque membre de son Ordre, de partir faire ses preuves de par le monde et ses étendues les plus désolées, avant de pouvoir revenir au sein de la Cité et de son Temple. Comme le requéraient ses voeux, il devait dès lors se séparer de sa compagne, qu'il ne retrouverait qu'au jour de son retour où ils seront officiellement unis devant le Très Saint. Comme de bien entendu leurs adieux furent déchirants, et c'est le coeur lourd et sanglotant qu'il se résolu enfin à quitter sa ville pour aller propager la Sainte Parole au monde extérieur. Il fit de son mieux pour sécher les larmes de sa bien-aimée, lui promettant que son éloignement ne durerait pas et renforcerait à chaque instant son amour pour elle. Il partit avec la bénédiction de sa supérieure, la Haute Prêtresse Kaan Ipzirel, et lui pardonna sa dureté récente, se faisant pardonner de sas actes irréfléchis, même si lui ne les considéraient pas comme tels. Il obtint aussi une entrevue exceptionnelle auprès de son "frère" Filfaer, qui n'avait pas revu le monde extérieur depuis son entrée au sein du légendaire Collège de Sorcellerie. Il fit aussi ses adieux à ses parents, promettant à sa mère qu'elle serait bientôt aussi fière de lui que de son frère. Et il ne le sut jamais, mais du haut de la Citadelle des yeux scrutateurs le regardèrent embarquer sur le navire qui l'éloignerait de la Cité, et le soulagement aurait pu se lire sur le visage de Nérof Gasgal, avant qu'il ne se remette au travail. Cela fait maintenant une année que Conrad a quitté sa bien-aimée et qu'il erre sur les routes de Flannaesse. Son navire l'a directement mené sur les quais de Dyvers, ce qui lui permit de rejoindre sa destination première : le Royaume de Furyondy. Il y erra quelques mois durant, remontant jusqu'à la Forêt de Céladon où pour la toute première fois de sa vie il put rencontrer et côtoyer la gent Elfique dans toute sa splendeur. Puis redescendant par la Vallée de Highfolk il se rendit en la mythique Véluna, où il n'eut que bien peu de travail, car c'est bien l'un des seuls endroits sur Taérik où les Croyants se croisent par centaines. De là il s'est rendu en la Bonne Ville de Verbobonc et son célèbre Gnomebourg. Son objectif à court terme étant de se rendre au Royaume Elfique de Célène, il suivit alors la route marchande (ouverte par son trisaïeul) jusqu'à ce qu'il parvienne au Village de Hommlet, qu'il reconnut pour être celui de la Bataille des Plaines Libérées, et où il entendit parler de brigandage sur la route commerciale. Il y resta donc quelques jours, pensant reprendre sa route pour le Royaume Elfique par la suite. |
| Frère Conrad Silverfox de Saint Cuthbert est le personnage que j'ai joué au démarrage de la campagne du Temple du Mal Elémentaire, qui a commencée au mois de Février 1998. Suite à l'abandon de notre Maître de Jeu, je me suis vu "contraint" de reprendre sa place, passant donc l'autre côté du paravent, en Septembre 1998. Dès lors il me paraîssait difficile (et c'est toujours le cas) de concilier personnage-joueur et masterisation de la campagne. En conséquence, je me suis vu contraint (réellement cette fois-là) d'abandonner mon bon Conrad, et le seul moyen logique fut de le faire mourir, et tant qu'à faire en Héros. Il avait donc atteint le 5ème niveau lorsqu'il conjura un Miracle particulièrement puissant (équivalent d'un sort de Quête, décrits dans le Recueil de Magie sauf erreur), ayant pour but de détruire en quelques rounds le Rideau de Fongus du Grand Temple (voir le Temple du Mal Elémentaire). C'est en achevant son incantation, agenouillé tant cela était exténuant, que le Commandant Suprème Hédrack Kastin, Grand Prêtre de Iuz, lui fracassa le crâne d'un magistral coup de son marteau enchanté. Ainsi mourut officiellement mon second Prêtre en 18 ans de Jeu de Rôle. Mais je ne désespère pas de le jouer à nouveau, tel qu'il était avant qsue je ne le suprime volontairement pour cause d'incompatibilité joueur/MJ. |
| par Gael Dézir (Zenthar) |